Lamu : un peu d’histoire
Lamu désigne à la fois l’île, l’archipel
et le nom de la capitale.
L’île de Lamu est située 2 degrés
en dessous de l’Equateur. Il n’y a ni route, ni voiture
sur l’île sauf celle du commissaire. Vous ne pourrez
vous déplacer qu’à pied, à dos d’âne
ou en dhow (voilier).
Les rues de la ville de Lamu sont étroites et bordées
pour certaines de maisons de pierre très hautes aux lourdes
portes sculptées et ouvragées comme à Zanzibar.
La ville de Lamu a été établie au 14ème
siècle et est classée site patrimoine mondial de
l’Unesco.
Au 15ème siècle, Lamu était un port vivant.
Au 16ème et 17ème siècles, Lamu était
dépendante des portugais et de Pathé, île
dirigée par la dynastie omanaise.
A la fin du 17ème siècle, Lamu était gouvernée
par un conseil appelé Yumbe, dépendant en principe
d’Oman. En réalité, ce conseil était
relativement indépendant et cette période correspond à l’âge
d’or de Lamu (développement de l’architecture,
construction de palais, littérature, poésie,
artisanat, notamment bois sculpté). Lamu exportait des
poutres de palétuviers, de l’ivoire, des cornes
de rhinocéros, des dents d’hippopotames, noix de
cocos, mangues…
Les rivalités entre les îles commerçantes
de l’archipel se soldèrent par la victoire de l’île
de Lamu à Shela (village de l’île de Lamu
au bord de la plage) contre l’île de Pathé en
1813.
Après 1840, Lamu a été sous dépendance
du sultanat de Zanzibar jusqu’en 1890 et a développé des
nouveaux produits à exporter : nattes, carapaces
de tortues, cuir, caoutchouc,… Au début du 20ème
siècle, la fin de la traite d’esclaves eut une conséquence
sur la production de poutres et de graines effectuée par
les esclaves à Lamu. Mombasa desservie par le train concurrença
fortement Lamu.
Lamu s’endormit au 20ème siècle et fut réveillée
par le tourisme à partir des années ’70 en
devenant une sorte de « Katmandou africain ».
De 1890 à 1963 (jusqu’à l’indépendance
du Kénya), Lamu a été sous dépendance
de la Grande-Bretagne comme l’ensemble du Kenya. Lamu exporte
encore des poutres de bois qui résistent aux insectes mangeurs
(appelés dudus en swahili).
Religion : Lamu, l’île au 29 mosquées
Les swahilis sont musulmans. Il y a de nombreuses mosquées à Shela
et Lamu. La vie du village est rythmé par l’appel
du Muezzin à 5h du matin et le soir.
Lors de l’anniversaire du prophète le Maolidi,
de nombreux pèlerins débarquent à Lamu,
de l’Afrique de l’est (notamment Zanzibar, Oman),
du Maghreb et du pays du Golfe (chants, danse des bâtons
par les hommes).
Les femmes sont voilées et portent un bui-bui (longue
robe généralement noire recouvrant les bras et
parfois la tête ou le visage). Les hommes portent le kanzu
et le kofia (tenues blanches traditionnelles) essentiellement
le vendredi pour se rendre à la mosquée.
Respect des usages religieux
Il est conseillé de se balader avec un paréo de
la maison à la plage et pas en maillot dans le village.
Pour se promener dans la ville de Lamu, il est déconseillé d’être
en tenue trop décolletée et short court. Débardeur
et bermuda au dessus du genou sont en revanche acceptables.
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Lamu: a little history
Lamu indicates at the same time the island, the archipelago
and the name of the capital.
The island of the town of Lamu is located 2 degrees below the
equator. There is neither road nor car on the island except that
of the police chief. The only transport is on foot, by donkey
or dhow (sailship).
The streets of Lamu are narrow and are bordered for some of
very high stone-built houses with heavy doors carved and worked
as in Zanzibar.
The town of Lamu was established at the 14th century and is
classified site world inheritance of UNESCO.
At the 15th century, Lamu was an alive port. At 16th and 17th
centuries, Lamu was dependent on Portuguese and Pathé,
island directed by Omani dynasty.
With the end of the 17th century, Lamu was controlled by a council
called Yumbe, depending in theory on Oman. Actually, this council
was relatively independent and this period corresponds to the
golden age of Lamu (development of architecture, construction
of palates, literature, poesy, craft industry, in particular
carved wood). Lamu exported beams of mangroves, ivories, horns
of rhinoceros, teeth of hippopotamuses, coconuts, mangos...
The competitions between the commercial islands of the archipelago
showed the victory of the island of Lamu in Shela (village of
Lamu island at the seashore) against the island of Pathé in
1813.
After 1840, Lamu was under dependence of the sultanate of Zanzibar
until 1890 and developed new products to be exported: plaits,
carapaces of turtles, leather, rubber... At the beginning of
the 20th century, the end of the slaves trade had a consequence
on the production of beams and seeds carried out by the slaves
in Lamu. Monbasa served by the train strongly competed with Lamu.
Lamu fell asleep at the 20th century and was awaked by tourism
as from the years ’70, while becoming a kind of “African
Kathmandu”.
From 1890 to 1963 (until the independence of Kenya), Lamu was
under dependency of Great Britain as the whole Kenya. Lamu still
exports wood beams which resist the insects eaters (called “dudus” in
Swahili).
Religion: Lamu, the island with 29 mosques
The swahilies are Moslem. There are many mosques in Shela and
Lamu. The village life is punctuated by the call of the Muezzin
at 5 am and in the evening.
At the time of the birthday of the prophet Maolidi, many pilgrims
unload in Lamu, from East Africa (in particular Zanzibar, Oman),
Maghreb and the country of the Gulf (songs, sticks dance for
men).
The women are veiled and carry a bui-bui (long and generally
black dress covering the arms and sometimes the head or the face).
The men carry the kanzu and the kofia (traditional white clothes)
mainly on Friday to go to the mosque.
Respect of the religious uses
It is advised to go for a walk in the village with a pareo from
the house to the beach and not in swimsuit. To walk in the town
of Lamu, it is not recommended to wear too low-cut dresses and
short shorts. Singlet and Bermuda short above the knee are on
the other hand acceptable.
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